Do you know what B.J means in our country ?

Publié le par Marie Turcan

Il est temps de relever la barre dans le monde des séries ; le mois d’octobre commencera donc avec une critique extrêmement positive d’une production qui l’est tout autant.

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Ben and Kate est la dernière comédie en date de la FOX, diffusée pour la première fois le 25 Septembre dernier. On la compare d’ores et déjà avec l’autre petite dernière du network, The Mindy Projet, qui peine à se lancer malgré le talent de Mindy Kaling, actrice comique mais également scénariste rendue célèbre par The Office.

 

Contrairement à The Mindy Project, Ben and Kate fait rire, souvent, et c’est paradoxalement devenu une denrée rare au pays des séries comiques. Pourquoi la production fonctionne-t-elle si bien ?

 

Le synopsis

 

La série se focalise sur le lien que partagent Ben (Nat Faxon) et Kate (Dakota Johnson), qui ne sont ni père et fille, ni amants, ni ennemis jurés, mais plutôt frère et sœur. Ce choix délibéré paie dès le premier épisode, lorsque l’on comprend qu’il n’y aura pas de grands enjeux romantiques à coups de lourde tension sexuelle et de retournements de situations abracadabrantes. Ici, le lien est familial est différent et n’a que rarement été traité sous cet angle (Brothers and Sisters est plutôt une série familiale, tout comme Modern Family ou même Arrested Development). Ben et Kate mènent en effet des vies d’adulte sans, pour l’instant, que leur parent ne viennent les perturber. Kate est une mère célibataire qui cherche à se recaser mais n’a pas envie de passer par les étapes gênantes des « nouvelles premières fois », alors que Ben, pourtant l’aîné, est un éternel enfant qui n’assume aucunes responsabilités et préfère s’amuser que d’affronter la réalité.

 

De l’autodérision

 

Une comédie qui sait faire preuve d’autodérision a toujours un coup d’avance sur les autres. La scène où Ben tente de faire un demi-tour en voiture digne d’un film Hollywoodien pour aller sauver sa sœur des bras d’un Dom Juan menteur en est le parfait exemple : anticlimactic au possible, ce moment est à la fois gênant pour le personnage et drôle pour le téléspectateur, car tous les deux se rendent compte que Ben est en train de rater ce qui avait pourtant l’air impressionnant sur le papier.

De même, ce n’est qu’après que celui-ci a fait un long discours pour essayer de récupérer son ancienne petite amie le jour de son mariage que cette dernière lui annonce qu’elle s’est en fait déjà mariée il y a une heure de cela.

Des exemples pris au hasard mais qui illustrent la présence du second-degré dans la production.

 

Les répliques cachées

 

Arrested Development est connue pour ses dialogues qui fusent et pour oser certaines petites phrases qui ne passeraient pas sur les networks si elles n’étaient pas à moitié avalées, rapidement lancée ou simplement suggérées. Ici, l’humour n’a rien de ce corrosif, mais ce sont les « petites phrases » qui donnent tout leur charme à des scènes bien interprétées.

Lors de la scène du demi-tour en voiture, Ben lance par exemple, presque en murmurant, à sa nièce de 5 ans, « I might need you to get out... » insinuant que celle-ci devrait sortir de la voiture pour le guider dans sa manœuvre.

Les blagues sur les « fanny » et les « B.J » ne sont évidemment pas aussi fines qu’elles pourraient l’être, mais le tout fonctionne également grâce à un ingrédient que nombre de comédie aimerait avoir : de bons acteurs.

 

Le casting

 

Ben and Kate, à l’heure où la majorité des séries reposent sur un seul personnage, reléguant les autres au rang de potiches (coucou Go On), a le mérite de présenter un casting réduit mais qui fonctionne extrêmement bien.

 

Non seulement le duo, formé par Faxon et Johnson, est crédible mais les autres acteurs le sont aussi, même si on peut regretter que Echo Kellum (Tommy dans la série) face pour l’instant plus office de Token que de personnage à part entière. Lucy Punch et son accent anglais rajoutent une touche comique à la production sans être cataloguée dans le rôle de la blonde écervelée ; la scène où elle imite les éléments de langage des maquilleurs professionnels dans les émission de télé réalité en prenant pour modèle la petite Maddie est à la fois hilarante et criante de vérité.

Cette dernière est d’ailleurs la dernière coqueluche en date du petit écran, ayant déjà huit films et séries à son actif.

 

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Au final, une série comique qui fait rire, ça fait du bien, surtout à l’heure où la rentrée 2012-2013 n’apporte rien bien novateur en la matière. 

 

A noter : Ben & Kate est actuellement diffusée tous les mardis en même temps que les blockbusters Dancing With The Stars et The Voice, une lourde compétition pour une nouvelle série qui a fait des audiences moyennes lors de la diffusion du Pilot. Pour contrer ces émissions de télé réalité, Nat Faxon a assuré avoir un plan : il essayera de chanter et danser sur un rythme différent dans chaque épisode pour racoler un maximum de téléspectateurs. On croise les doigts pour lui et son jeu de jambes. 

Publié dans Présentations

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