Les séries qui ont marqué l’année 2011-2012

Publié le par sharkjumping

Aujourd’hui tout est permis, même un article.

 

Ce vendredi 8 juin 2012, le blog reprend le cours normal de sa vie ainsi qu’un rythme de publication plus soutenu.  

 

Alors que la saison 2 de Game of Thrones vient de se terminer, comme d’habitude avec Daenerys Targaryen qui fait un truc fou avec du feu, et que AMC ne va pas tarder à diffuser le dernier épisode de l’avant-dernière saison de Mad Men, l’heure est au bilan.

 

TOP 5 des meilleures surprises de l’année 2011-2012

 

Boss (Starz)

 

tumblr lw1493ItEH1qgsrcf


Pour moi, la meilleure série de cette année.

 

Non seulement Kelsey Grammer effectue un retour gagnant et rafle un troisième Golden Globe en 2012 pour son interprétation de Tom Kane, maire corrompu de Chicago, mais la série est une réelle fable politique,  audacieuse dans ses dialogues ainsi que dans sa réalisation.

 

Le Pilot réalisé par Gus Van Sant est évidemment une petite merveille, mais la suite de la première saison en est vraiment à la hauteur. Les plans se veulent parfois volontairement lents et l’image épurée pour laisser la place aux tractations, aux messe basses, aux jeux de regards, bref, à la politique.

 

Car s’il y a une chose que Boss ne fait pas, c’est donner la pêche aux téléspectateurs. La série montre tout ce qu’il y a de plus sombre en politique et n’hésite pas à montrer ses acteurs sous leur jour le plus sombre. D’un réalisme déconcertant, on a parfois l’impression d’un documentaire « Inside » filmé par les plus grands réalisateurs du pays. Génial.

 

Homeland (Showtime)

 

homeland promo


Egalement une petite révélation, même si on s’attend souvent à de la haute qualité de la part de Showtime. Homeland surfe sur la vague des séries post-9/11 mais réussit haut la main à traiter du sujet sensible du terrorisme sur le territoire américain.

 

Ce qui fait le charme de Homeland, ce sont ses acteurs (Claire Danes et Damian Lewis) mais aussi ses personnages dont aucun ne parvient à sortir du lot pour s’affirmer en tant que héro principal. Le courageux soldat et soupçonné d’avoir été corrompu par des islamistes radicaux, l’enquêtrice a des troubles de la personnalité et les politiciens les plus haut placés sont loin d’être au-delà de tout soupçon côté corruption.

 

Ce que la série réussit à faire, c’est traiter d’un sujet les plus sensibles sans pour autant tomber dans des clichés ou utiliser des raccourcis.


Girls (HBO)

 

girls.jpg


Girls a été propulsée au rang des séries « à voir » alors qu’elle n’en est qu’à son huitième épisode (« Weirdos Need Girlfriends Too »). Lena Dunham, scénariste géniale de seulement vingt-six ans, réussit là ou beaucoup ont échoué : voir sa propre création diffusée par une des meilleures chaînes câblées.

 

HBO a en effet frappé fort, quatorze ans après le lancement de Sex And The City, avec à nouveau quatre jeunes femmes qui vivent à New-York, mais cette fois sans le glamour et avec des bizarreries et de l’inconfort.

 

Certes, on peut faire bon nombre de reproches à Girls (le Web s’enflamme d’ailleurs au sujet du manque de diversité des personnages de la série) mais elle a le mérite d’être drôle tout en n’étant pas lisse, deux qualificatifs que l’on ne peut malheureusement que rarement apposer aux séries étiquetées « comédies » des grands networks.

 

Une série acide et drôle sur HBO, ça ne se loupe pas.

 

Veep (HBO)

 

veep.jpg

 

Une série acide et drôle sur HBO, ça ne se loupe pas ? Alors Veep ne se loupera pas.

 

La chaîne câblée a lancé Veep presque en même temps que Girls, et les deux productions ont toutes deux été d’ores et déjà renouvelées pour une deuxième saison. Veep est une fable politique comme Boss, mais la comparaison ne saurait être poussée plus loin. La série est avant tout une comédie qui ressemble à une adaptation du film In The Looppour la télévision (on retrouve d’ailleurs l’actrice Anna Chlumsky dans les deux), avec en star principale Julia Louis-Dreyfus, révélée par Seinfeld, qui réussit elle aussi un excellent comeback.

 

La sosie presque officiel de Tina Fey effectue une performance géniale, soutenue par des seconds rôles parfaits (Tony Hale en tête) qui n’ont jamais peur du ridicule. Une chose est sûre, la politique est cette fois-ci représentée dans ses aspects les plus magouilleurs mais aussi les plus embarrassants.

 

Le but ? Rire du malheur de Selina Meyer, vice-présidente des Etats-Unis qui doit gérer son agenda politique fait de dossiers secondaires toujours éclipsés par l’actualité nationale et de visites d’écoles élémentaires ou de marchands de glaces plus redondantes les unes que les autres.

 

« Did the president call ? » Non, toujours pas, et encore heureux, sinon on rirait moins.

 

Don’t Trust The B--- In Apartment 23 (ABC)

 

apartment-23_0.jpg


C’est mon seul coup de cœur « network » et je l’assume, les chaînes populaires sont en manque de comédies (Community a tout juste eu droit à une dernière saison raccourcie, The Middle s’enracine, il ne reste que Modern Family pour sauver l’honneur) et celle-ci arrive à bousculer les codes tout en étant diffusée par un des networks les plus conservateurs.

 

Grâce à Krysten Ritter (découverte dans Breaking Bad) et surtout à un James Van Der Beek plein d’humour et d’autodérision, Don’t Trust The B--- In Apt 23 dispose à la fois de fraicheur, d’intertextualité (les blagues sur Dawson fusent) et d’un second degré presque omniprésent.

 

Evidemment il n’y a là rien qui renouvelle le genre, mais c’est une série drôle qui a le mérite d’oser certaines choses, et se démarque ainsi de ses consœurs « networkiennes » particulièrement lisses cette année.

 

A venir : le TOP 5 des plus grandes déceptions de l’année 2011-2012 !

Publié dans Bilan

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article