Quand Shark Jumping pronostique (Partie 02)

Publié le par sharkjumping

Dans l’épisode précédent… enfin la partie précédente, j’ai été plutôt sympa.

Maintenant, plus trop.

 

A l’heure où les producteurs trouvent encore super malin de créer des séries d’attardés, comme The Carrie Diaries, sur la vie de Carrie Bradshaw de Sex and The City mais quand elle avait 18 ans – et qu’on trouve moyen de caster AnnaSophia Robb, a.k.a Violette Beauregard dans Charlie et la Chocolaterie, dans le rôle principal – il serait bon de se demander si la majorité des séries ne va pas droit dans le mur.

 

Qui eu cru, en regardant la saison 1 de Lost, qu’elle se noierait six and plus tard dans un océan d’évènements improbables, inintéressants et pour la plupart, incompréhensibles ?

Qui eu cru que Alias jumperait son Shark mille fois à partir de la saison 3, alors que les deux premières années avaient révélées une des meilleures séries d’espionnage de la décennie ?

Qui eu cru que Prison Break ne survivrait pas à l’évasion des prisonniers de Fox River ? Bon ok, tout le monde à part Paul Scheuring, le créateur.

 

Vous avez compris le principe.

Alors qu’en est-il de ces séries, qui trainent sur nos écrans depuis quelques années et dont le succès souvent mondial les poussent, chaque années, à être renouvelées par des chaînes qui ne réfléchissent qu’en terme d’audience ?

 

Regardons-les de plus près.

 

 

30 Rock (NBC)

 

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Qualités : Tina Fey, Alec Baldwin, un format court (21 minutes environ), facile à regarder, surtout quand on s’est fait à l’humour décalé et aux dialogues qui fusent de partout. 

 

Défauts : Il est presque impossible de s’attacher à la série si on la prend en cours de route, ce qui montre bien que c’est plus par sentimentalisme que recherche de qualité que les fans de 30 Rock continuent à la regarder. Une série comique devant laquelle on ne rit plus, il n’y a pas d’argument plus pertinent en faveur de son annulation. Tina Fey retombera très facilement sur ses pieds, les acteurs s’en sortiront aussi (sauf Tracy Morgan qui n’a vraiment plus rien à faire dans ce milieu) et qui sait, on arrêtera peut-être de souffrir devant chaque épisode si l’on savait que la fin de la série était programmée. Les scénaristes auraient même le temps d’écrire une fin digne de ce nom à une série qui,  à une époque, méritait les Awards qu’elle recevait.  

 

Chances de survie : 80%

Fey et Baldwin ont tout deux annoncé qu’ils reviendraient en 2012-2013, si la série est renouvelée pour une septième saison. Les spéculations vont bon train quant à la fin de la série, mais cela semble n’être rien de plus que du vent. En réalité, même si la série a perdu de son élan, elle fait encore de bons scores d’audience, et NBC n’a pas de raison suffisante pour vendre sa poule aux œufs d’or…

 

Est-ce qu’on est deg ?

Oui, parce qu’il serait vraiment temps d’y mettre un terme. Rien que parce que j’adore Tina Fey et que ça lui donnerait plus de temps pour enregistrer de nouvelles imitations de Sarah Palin.

 

 

How I Met Your Mother (CBS)

 

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Qualités : Un concept plutôt original (une sitcom qui joue sur les flashbacks, et ne diffuse les épisodes en public qu’une fois ces derniers montés et édités), trois premières saisons géniales, Neil Patrick Harris, des private jokes, de l’intelligence dans les références (même vaseuses). Franchement, How I Met Your Mother, c’était bien.

 

Défauts : J’ai commencé à manger mes cheveux depuis le début de la saison 4, dans laquelle Marshall passe un épisode à chercher le meilleur burger de New-York. Depuis, j’ai attaqué mes ongles, mes mains, et je commence à arracher mes orteils. On ne compte plus les épisodes lamentables, les storylines pathétiques (Robin et Barney qui deviennent obèses, Katie Holmes qui est la Slutty Pumpkin, les cinq amis qui commencent à fumer, Marshall se fait racketter par un singe) et surtout, des épisodes qui ne font plus rire.

Certes, j’ai été émue par Robin qui découvre qu’elle ne peut pas avoir d’enfants, j’ai eu un sourire attendri quand le père de Lily a débarqué chez elle avec un nounours plus gros que lui pour célébrer sa future progéniture, mais HIMYM ne me fait plus rire. On comprend que Craig Thomas et Carter Bays veulent faire avancer leurs personnages, mais ils le font aux dépens du public, qui aimerait quand même rigoler de temps en temps.

 

Chances de survie : 100%

On le sait, HIMYM a déjà été renouvelée pour une saison 8 mais prions tous ensemble pour que ce soit la dernière. J’en viens à n’avoir même plus envie de savoir qui est La Mère, car je ne me souviens même plus de l’esprit de départ de la série. Je veux juste que ça s’arrête, et que les créateurs le sache à l’avance afin qu’ils puissent tout de même préparer une fin correcte.

 

Est-ce qu’on est deg ?

Evidemment, car il faut que la série s’arrête. Il suffit de regarder les commentaires postés sur le mur facebook de HIMYM pour remarquer que je ne suis pas la seule de cet avis. Mais forcément, il y a l’élément nostalgie qui entre en jeu ; après sept années, on s’attache aux personnages, on aime les voir évoluer, ils font partie de notre vie et il est difficile de les laisser partir. Néanmoins il le faut. Aucune série (exception faîte de certains rares mastodontes) n’est faite pour durer éternellement.

 

 

True Blood (HBO)

 

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Qualités : HBO qui ose, Anna Paquin, Eric Northman (oh oui mords moi), et de toute manière rien que le fait d’avoir osé représenter des vampires qui ne brillent pas comme des diamants quand on les fout au soleil, ça attire ma sympathie (sorry, Robert Pattinson, we’ll always have the Goblet of Fire !). Je me souviens très bien de la sortie de la série, j’habitais à Londres (qui est-ce qui s’en fout ?) et un ami m’a dit « Watch this and shut up ». Ce que j’ai fait. Et depuis, j’aime.

 

Défauts : Les were-panthers. Evidemment, il n’y a pas qu’elles, mais elles incarnent la descente aux enfers de True Blood ; parce que c’est une série fantastique que la moitié des gens ne regardent que pour la violence et le cul, les scénaristes en viennent à inventer n’importe quoi. Des were-panthers. Des fées. Des scènes de baise aussi torride qu’inutiles. Tara qui tourne lesbienne parce que ça va faire kiffer l’audience de la voir embrasser une autre fille. Tara qui meurt.

 

Bref. True Blood, c’était cool, mais là ça commence à faire beaucoup.

 

Chances de survie : 100%

La série a été renouvelée pour une cinquième saison, donc je vous passe le suspense. En revanche, il y a quelques jours on a appris que Alan Ball, le créateur, allait abandonner son rôle de « showrunner » (le gars qui fait tout dans une série) pour la saison 6.

Si ça ne sonne pas le glas de la série…

 

Est-ce qu’on est deg ? Non, si les producteurs profitent de cette opportunité pour annoncer que la saison 5 sera la dernière, et de ce fait avoir le temps de soigner la fin de la série et nous rappeler pourquoi on l’a tant appréciée.

 

 

Community (NBC)

 

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Qualités : Tout ce que je recherche dans une série comique ; des acteurs formidables, des dialogues rapides, des private jokes, des références incommensurables à la pop culture, de l’intertextualité (références à d’autres séries TV), de l’autodérision, des personnages qu’on n’aurait jamais pu voir ailleurs. Community, je t’aime.

 

Défauts : Après cet éloge, il est difficile de trouver des défauts à la série. Pourtant, son style décalé (qui la rapproche parfois d’Arrested Developpment, en moins tarée) peut l’éloigner d’un public « mainstream » qui se retrouvera plus dans des productions comme Modern Family (ABC) ou Raising Hope (FOX).

 

Chances de survie : 50%

Avec Community, NBC nous fait très peur. On se souvient du hiatus forcé par la chaîne, qui avait arrêté la diffusion de la série fin 2011, obligeant les fans à manger leur main (oui, aujourd’hui Shark Jumping est très cannibale) en attendant de savoir si le reste de la saison 3 serait diffusée. Finalement, Community revient le 15 mars avant d’être bougée à partir de la mi-avril dans une case horaire plus tardive.

Une pause dans la diffusion, un changement d’horaire, des audiences qui ne sont pas à la hauteur malgré une fan base solide et un créateur de génie (@danharmon sur twitter)… Ca ne sent pas bon.

 

Est-ce qu’on est deg ? OUI. Et on pleure d’avance. Community, boudée par les récompenses (Emmy ou Golden Globes) est pourtant la série la plus drôle des networks depuis ces trois dernières années et elle mérite bien mieux. On veut une quatrième saison, on veut du rire, et on ne veut plus jamais que Glee soit récompensée en tant que série comique à sa place.

 

 

Californication (Showtime)

 

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Qualités : Hank Moody, mais vraiment juste pour les phrases qu’on lui fait dire, parce que David Duchovny et ses 50 ans il commence à ne plus passer du tout, même sur mon petit écran de Mac. Runkle, parce que je l’aime bien. Karen, parce que l’aime bien.

En fait, les qualités de Californication, c’est que c’était vraiment une excellente série.

 

Défauts : Maintenant, ça n’en est plus. La scène du dîner entre potes qui parle de cul, les plans dragues au bar d’un hôtel, la relation conflictuelle avec sa fille qui ne sait que dire « Dad » avec un ton condescendant… Tout m’insupporte. J’ai l’impression de revoir le même épisode chaque semaine, et pourtant, je continue de regarder.

 

Chances de survie : 100%

A mon grand dam, la série a été renouvelée pour une sixième saison, le 1er février 2012. Le pire dans tout ça, c’est que je vais sûrement la regarder.

 

Est-ce qu’on est deg ? Oui, parce que j’aimerais vraiment réussir à arrêter de la regarder.

 

 

Glee (FOX)

 

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Qualités : Jane Lynch, qui a une époque, me faisait beaucoup rire. Une bonne reprise de chanson par saison. Un succès qui peut sensibiliser les téléspectateurs au « dur monde adolescent » et aider des jeunes en détresse à comprendre que la vie c’est pas que le lycée et qu’il est possible d’y survivre.

 

Défauts : Honnêtement, j’avais suivi la saison 1 de Glee avec enthousiasme. Puis, la déchéance. Tout ce qui peut être exploité dans une série l’a été. Des DVD, des livres, des CD, des goodies, des concerts, des jeux, des magazines… Il est possible de trouver n’importe quoi avec le label « Glee » dessus et leur tête de débiles avec leur main en forme de L sur le front. Evidemment, la qualité de la série en pâtit. Non seulement les chansons sont ridiculement choisies et plus du tout réorchestrées, mais elles sont tellement nombreuses qu’on n’a même plus le temps de s’attacher ou d’essayer de ne pas avoir envie de tuer les personnages.

 

Glee est un réel carnage, l’exemple qu’on peut vraiment détruire un projet et le transformer en machine de guerre qui n’a plus aucun respect pour la qualité d’un scénario ou pour le cerveau de ses téléspectateurs.

 

Chances de survie : 100%

Evidemment.  Et on va se la taper encore longtemps.

 

Est-ce qu’on est deg ?

Oui. Et vraiment, on est presque énervé par tant de bêtise. Surtout quand on sait que derrière la série se cache Ryan Murphy, à l’origine du génial Nip/Tuck, qui a pris la grosse tête et n’hésite pas à basher n’importe quelle star qui refuserait de lui donner les droits d’auteur de sa chanson et au passage de lui rouler une pelle pour le remercier de les avoir exigés.

 

 

Grey’s Anatomy (ABC)

 

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Qualités : Son sens du show (sérieux, je pensais qu’après les bébés siamois ils auraient fait le tour, mais est arrivée la machine expresso qui explose !). Cette remarque n’est pas aussi ironique qu’elle en a l’air, parce que clairement, si Grey’s Anatomy (GA) n’avait pas rendu certains de ses épisodes un peu excitants, je n’aurais jamais tenu 8 saisons. Il suffit de regarder la saison 1 pour s’en rendre compte, la série n’a plus rien à voir avec les épisodes de ses débuts, avec Izzie, George, Burke… Tout ce qui reste, c’est la musique (qui nous aide à savoir quand il faut rire et quand il faut pleurer), Meredith et Cristina, les monologues de Bailey et les cheveux de McDreamy. Mais comme GA c’est mon péché mignon, moi, ça me suffit. 

 

Défauts : Evidemment je ne suis pas dupe, Grey’s Anatomy, ça ne vole pas très haut… Mais survivre huit ans, ça force quand même le respect. Forcément, il y a les cas médicaux complètement improbables, les meurtres à la pelle, les personnages qui viennent puis repartent sans avoir vraiment servi à grand chose (Lucy Fields, really ?), les retournements de situation, les divorces, les mariages, les séparations, les amours, les coup de cinq minutes dans un placard… Forcément, GA ça ne veut plus dire grand chose. Mais moi je ne lui en demande pas plus. Pourtant, je n’apprécie pas du tout l’arrogance de Shonda Rhimes (qui a fait ajouter son nom au générique pour la saison 8, comme si ça allait attirer des nouveaux téléspectateurs) ni la fan base tarée qui pète un plomb sur les forums de la série dès que Callie veut pas rouler une pelle à sa femme lesbienne.

 

Chances de survie : 90%

Pourquoi ? A cause des contrats. Certes, il y a de grandes chances que GA soit renouvelée pour une neuvième saison, et sa créatrice Shonda Rhimes l’a annoncé elle-même sur Twitter. Même les audiences sont bonnes. Mais imaginez un Grey’s Anatomy sans Grey ? En effet, en 2005 les acteurs avaient tous signé pour huit ans, pas un de plus ! Les négociations doivent être rudes actuellement, car aucun scoop n’est ébruité, aucune rumeur ne vient hanter les sites de spoilers, tout le monde reste prudent. Car oui, il y aura sûrement une saison neuf… mais avec qui ? A la place de Dempsey ou de Ellen Pompeo, je demanderais un million de dollars et un Taj Mahal construit en chocolat par épisode ! Mais il faut tout de même être méfiant, on se souvient de ce qui est arrivé à Burke après la saison 2… Personne n’est vraiment irremplaçable dans Grey’s Anatomy, et dans les séries médico-romantiques, c’est Shonda qui fait sa loi.

 

Est-ce qu’on est deg ? Ah oui. Enfin non. Enfin je ne sais pas trop.  J’aime bien, mais je n’aime quand même plus trop. Enfin si. Enfin non. Arrêtez de me poser des questions.

 

  

Il ne reste plus qu’à regarder toutes ces séries et attendre le verdict !

N’oubliez pas de croiser les doigts avec moi pour Community.

Allez, tout le monde croise. 

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