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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 17:02

The Carrie Diaries, nouvelle série de la CW, chaîne spécialisée dans les productions pour adolescents, est l’adaptation du livre du même nom de Candace Bushnell. L’auteure est avant tout connue pour ses chroniques pour le New York Observer qui ont été regroupées dans un livre, Sex And The City, adapté par HBO en 1998, qui en fit une des séries phares de la chaîne ainsi qu’un aimant à awards.

 

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SATC s’est arrêtée en 2004 et fut suivie de deux films absolument abominables. En 2012, le concept revient sous forme de retour en arrière sur la vie de Carrie Bradshaw dans les années 1980, alors qu’elle emménage à Manhattan pour la première fois.

 

Ce qu’il faut savoir que The Carrie Diaries avant d’analyser la bande-annonce

 

- La série fait beaucoup de bruit depuis au moins six mois, car la franchise Sex And The City marche encore. La CW espère exploser les audiences en touchant à la fois beaucoup de « nouveaux » téléspectateurs mais aussi en attirant les fans de SATC ou les curieux qui auraient vu les films au cinéma sans être trop dégoutés. 

 

- L’actrice qui aura la joie de succéder, ou plutôt de précéder (?) à Sarah Jessica Parker n’est autre que AnnaSophia Robb. Ce nom de nous dira pas grand chose, mais Shark Jumping est là pour vous éviter de googler.

 

       20110462-r 760 x-f jpg-q x-20120518 120406   annasophia-robb

 

 Oui, AnnaSophia Robb est Violet Beauregard, une des petites filles qui a gagné un ticket d’or pour visiter la chocolaterie de Willy Wonka dans Charlie et la Chocolaterie (2005). J’en connais une qui est passée par Nouveau Look Pour Une Nouvelle Vie.

 

- La série est en production depuis août 2011, mais The Carrie Diaries (doit-on déjà la nommer TCD ?) ne sera diffusée qu’à la mi-saison, soit après janvier, laissant Gossip Girl lancer sa dernière saison dès la rentrée 2012.

 

- Le synopsis :


1984. Carrie a 16 ans, sa maman est décédée et son papa absent, elle est donc forcément rebelle, en plus d’être blasée de sa vie dans une banlieue du Connecticut. Aussi, elle saute sur l’occasion lorsque son père lui propose un stage dans un cabinet d’avocats à Manhattan.

 

Ce qu’il faut retenir de la bande-annonce

  

- AnnaSophia Robb imite TRES BIEN Sarah Jessica Parker. Peut-être parce qu’elles ont toutes les deux un nom super long à prononcer, peut-être parce que ses bouclettes blondes lui donnent des ailes… En tout cas, à la treizième seconde du trailer, son « hey » restera probablement sa meilleure performance de l’épisode Pilot. Le même regard vide, le même sourire béat devant un garçon, le même air de dire « je suis une femme forte mais en fait il me faut quand même un homme pour vivre ».

 

- TCD (allez, instaurons l’acronyme avant qu’il ne devienne célèbre, soyons fous, soyons hipsters)  a décidé de faire mieux que SATC en matière de diversité et de donner  un des premiers rôles à Freema Agyeman, qui interprètera une déesse de la mode, éditrice pour le magazine Interview et accessoirement idole de Carrie Bradshaw.

 

- Rajoutons encore la présence de Ellen Wong au générique, et on aurait presque l’impression que l’héritière de Sex And The City a appris des erreurs de son ancêtre.

 

- Madonna a touché des droits d’auteurs grâce aux premières notes de "Like A Virgin" que l’on entend pendant six secondes.

 

- Car oui, petit rappel : Carrie est encore vierge à 16 ans ! Présentée comme une nouvelle bouleversante (comme si elle devenait par la suite une dévergondée qui se ballade sur Time Square avec un sextoy sur la tête), cette information n’est pourtant pas très surprenante : la fille a 16 ans, laissez-la grandir.

 

Ndlr : Paris à prendre sur l’épisode dans lequel Carrie perdra sa virginité. Shark Jumping mise sur le quatrième.

 

- The Carrie Diaries hérite des mêmes producteurs que Gossip Girl. Fallait-il s’en vanter ?

 

- « Putting a hot-dog in a keyhole »  va donc être en Twitter Trend le jour où l’épisode Pilot sera diffusé. Accrochez-vous.

 

Conclusion

 

En faut-il une ? Prendre une série qui a déjà mal vieilli, mais qui avait le mérite d’être novatrice pour son époque en plus d’être diffusée par une chaîne câblée qui lui permettait d’oser en matière de langage et de sexe, et l’adapter en version édulcorée pour des ados en manque de Gossip Girl? Le pire, c'est que ça peut faire de bonnes audiences.

 

En fait, il s’agirait presque de ne pas mettre The Carrie Diaries en parallèle avec Sex And The City, car ces deux séries ne partagent finalement que le nom du personnage principal et des gens qui s'écrient « this is fabulous ! » en montrant un sac.

 

 Ndlr : Mettre un cœur à la place du point sur le « i » dans le titre de la série: Check.

Par sharkjumping - Publié dans : Trailers
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:57

L’année scolaire prend fin pour les étudiants ainsi que pour les séries télévisées, alors que certains ont le bonheur d’entamer à peine leur deuxième semestre à Berlin (moi).

 

Cela signifie donc quatre choses :

- Je vais pouvoir rattraper toutes les séries loupées depuis ces derniers mois, voire pas encore commencées*

- Il va y avoir à nouveau un peu plus d'articles ici (oui, le désarroi national qu’a provoqué mon absence temporaire sur le Web 2.0 s'est fait sentir)

- La valse des annulations / renouvellements est belle est bien terminée, et résumée parfaitement par les posts de Pierre Langlais ici

- Les nouvelles séries arrivent

 

Pour la plupart de ces nouvelles séries, on ne sait encore que peu de choses ; des noms d’acteurs, de producteurs, une intrigue globale, mais pas grand chose à se mettre sous la dent. NBC, par exemple, propose un grand nombre de vidéos pour présenter ses nouvelles séries, mais la majorité ne sont que des « Sneak Peek » et non des Trailers.

 

De la différence entre un Sneak Peek et un Trailer :

 

Le trailer est une bande-annonce qui peut durer de 2 à 5 minutes, éditée de façon à donner envie au téléspectateur de voir la série tout en ne développant pas tous les moments clés de l’intrigue. Donc souvent, tous les moments clés de l’intrigue sont dévoilés et le Trailer résume les 2 premiers épisodes qu’on peut ainsi zapper.

 

Le Sneak Peek est un extrait « brut » d’une scène d’un épisode, qui ne donne presque aucune information sur une série lorsque l’on ne connaît pas celle-ci. Tout au plus peut-on juger de la beauté des acteurs et de l’esthétique de l’image.

 

En gros, NBC ne sert pas à grand chose, à part à nous proposer UNE bande-annonce, le trailer de Revolution, sa nouvelle série produite par JJ Abrams, qui est définitivement devenu un des scénaristes les plus bankable en moins d’une décennie. 

 

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Faut-il mentionner que sa série Alcatraz (FOX) vient d’être annulée ? Que Fringe (FOX) hérite in extremis d’une cinquième saison qui ne comptera que 13 épisodes et qui sera sa dernière ? Que cela fait deux ans que Lost (ABC) s’est arrêtée et qu’on a presque oublié que la fin était encore moins intéressante qu’un épisode de Koh Lanta, et plus improbable qu’un duel Mélanchon/LePen aux législatives?

 

J.J Abrams est sans aucun doute un talentueux et ambitieux scénariste, et ses projets contiennent tous une dose de mystère, d’action, de bons sentiments et de personnages tourmentés. Mais à trop miser sur des projets ambitieux, n’en oublie-t-il pas qu’une série se prévoit à l’avance, et que celles qui réussissent sont celles qui ont prévu les grandes lignes de l’histoire sur plusieurs années ? (je couperai les phalanges de celui qui osera me dire que tout avait été planifié dans Lost)

 

Pour vous, Shark Jumping analyse la bande-annonce de 4min20 de la prochaine grosse production de NBC : Revolution

 

Le synopsis tel qu’on le donne aux téléspectateurs : « Sans prévenir, un black-out plonge le monde entier dans l’obscurité. L’intrigue suit un groupe de survivants, 15 ans après les faits. La civilisation tente de survivre sans électricité alors que des milices dictatoriales ont pris le pouvoir. Après la mort de son père (qui savait que la disparition de toute énergie électrique allait se produire), une jeune fille part à la recherche de son oncle… »

 

La bande-annonce telle qu’on la voit :

 

00:01 – 00:10 = Une famille regarde la télévision. Deux enfants blondinets, une femme insouciante.

00:10 – 0:35 = Le père de famille arrive paniqué, explique à sa compagne qu’ils doivent partir, la musique fait des grands Boum parce que c’est l’événement perturbateur et qu’on a un peu peur. Le père de famille appelle son frère et lui dit que tout va s’éteindre. Qu’est-ce qui va s’éteindre ? Mais tout !

00:35 – 00:40 = Tout s’éteint. Black-out. Un enfant pleure parce que c’est une situation dramatique.

00:40 = Ah tiens, c’est le réalisateur de Iron Man qui a tourné le Pilot. Et si on pariait sur le nombre d’épisodes qu’il va tourner en tout ? Je prends le chiffre un.

00:45 = Un avion s’écrase. « Ben oui c’est un black-out, du coup plus rien ne marche, pas seulement notre sèche-cheveux et le micro-ondes » se dit-on.

00:47 = Ah tiens, le producteur c’est J.J Abrams. Prochaine question : y aura-t-il Hurley ?

00:46 – 1:00 Toutes les voitures aussi s’arrêtent ! Il n’y a pas que les avions !

1:00 – 1:05 = J.J Abrams filme la terre qui s’éteint.

1:05 = 15 ans plus tard…

1:05 – 1:25 = Arrivée de la voix-off, qui explique ce qu’il vient de se passer au cas où le téléspectateur n’aurait pas compris. Des images de fougères sur les buildings, des gens qui font pousser des fleurs dans des carcasses de voiture, tout est très vert : il n’y a peut-être plus d’électricité, mais qu’est-ce qu’il y a comme jardiniers !

 

Et là tout s’accélère. On comprend que les institutions ont été dévastées, qu’il n’y a plus de gouvernement mais seulement des mafias, contrôlées par Giancarlo Esposito, plus connu sous le nom de « Gus dans Breaking Bad ».

 

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(Gus dans Breaking Bad)


Gus de Breaking Bad veut arrêter le gentil père de famille qu’on a découvert au début de la bande-annonce. Le téléspectateur ne sait pas pourquoi, mais il se doute que ça a à voir avec la super-clé-usb que celui-ci trimballait toujours sur lui. Evidemment, le bon père de famille meurt (c’est J.J Abrams, l’homme qui voulait tuer Jack Shepard à la fin du premier épisode de Lost), son fils est enlevé par Gus de Breaking Bad, sa fille Charlie pleure pendant que son père à l’agonie lui explique que pour sauver son frère, elle doit retrouver son oncle à Chicago.

 

Le personnage secondaire que l’on appellera « le personnage secondaire » parce qu’il a une barbe et qu’il est gentil et gros, déclare « Your dad was my friend, I’m going too » et marche avec la jeune fille vers Chicago.

 

Charlie rencontre alors le sosie de Jacob de Twilight (on a les références que l’on peut) qui va l’aider mais peut-être pas mais peut-être que si.

 

Elle trouve finalement son oncle et lui dit qu’il est obligé de l’aider parce qu’ils sont de la même famille. Au final le téléspectateur ne saura pas s’ils le rejoindra (si), ni s’il survivra aux attaques de Gus de Breaking Bad (si), mais tout ce que J.J Abrams veut vraiment montrer, c’est que 15 ans après un Blackout, tout le monde sait se battre à l’épée.  

 

     Capture d’écran 2012-05-17 à 12.09.53   Capture-d-ecran-2012-05-17-a-12.09.59.png   Capture-d-ecran-2012-05-17-a-12.12.47.png

 

(Revolution, le futur Hunger Games?)

 

Aussi, il y a des combats à l’épée. Et des mots qui s’affichent en très très gros sur l’écran « MONDAYS THIS FALL », puis « OUT OF THE DARKNESS » suivi d’un subtil « HOPE LIGHTS THE WAY ». Puis image de fin, le titre de la série devant la terre qui tourne, qui n'a rien à envier au générique de Heroes.

  

Mais surtout, après cette image s’immisce un clip de dernière minute : Gus de Breaking Bad est dans une cave avec un ordinateur archaïque mais en état de marche, grâce auquel il communique avec quelqu’un, qui lui écrit un « So… What now » ?

 

Un bon cliffhanger pour une bande-annonce ? Certes.

Original ? Et bien…

 

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(A gauche, un extrait de Lost. A droite, un extrait de Revolution) 

 

Revolution, un « nouveau Lost » ? Bien sûr. Comme l’ont été The Event, Flashforward ou encore Person of Interest ! Chaque année, les chaînes essaient de trouver l’héritière de Lost, en se lançant dans des projets ambitieux et onéreux, qui finissent par poser trop de questions sans pour autant apporter de réponses, la spécialité du créateur de Lost. Cependant cette fois, le public est lassé, il ne cherche pas des intrigues sans fin (les fans de How I Met Your Mother sont au bord du suicide) mais veut pouvoir allouer sa confiance à une nouvelle production en étant assuré de ne pas se faire mener en bateau.

 

Revolution est un immense projet et il sera sans aucun doute beaucoup commenté, mais peut-il survivre dans un monde où la science-fiction est surexploitée et n’engrange pas le succès escompté ? Peut-on vraiment assurer avec certitude que J.J Abrams sait qui se cache derrière l’ordinateur-Matrix ? Ce qu’il y a dans la super-clé-usb ? Quel est le passé de l’oncle mystérieux ?

 

Si le trailer est à l’image de la série, on peut d’ores et déjà craindre pour Revolution, surtout lorsque pour la première fois, une série de J.J Abrams se fait annuler après la première saison. Alcatraz n’était pas à la hauteur, Revolution le sera-t-elle ?

 

Une chose est sûre, pas besoin de visionner l’épisode Pilot, tout est dit dans le trailer. Je parierai même que les dernières images de ce dernier soient exactement les mêmes que les dernières du premier épisode de la série. Quel cliffhanger.



*  Sur cette liste : la dernière saison de Gossip Girl, les deux dernières de Desperate Housewives, les derniers épisodes de la saison 4 de True Blood, la saison 3 de Chuck, la saison 2 de Raising Hope, Shameless (US), It’s Always Sunny in Philadelphia, New Girl, The Walking Dead, The Wire, The Sopranos. Heureusement que j’aurai environ 2 semaines de vacances cet été pour faire tout ça ! 

Par sharkjumping - Publié dans : Trailers
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 12:57

L’épisode 18 de la saison 3 de Community (NBC), « Course Listing Unavailable » vient de sortir aux Etats-Unis, et déjà une question cruciale s’impose aux téléspectateurs : où veut en venir Dan Harmon ? 

 

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Le créateur de la série, qui n’a pas sa langue dans sa poche et dont les tweets (@danharmon) drôles et réguliers viennent illuminer les journées de ses followers, semble en effet commencer à tourner en rond. Alors que la semaine dernière, les téléspectateurs sériephiles ont pu se délecter de l’épisode « Basic Upine Urology », une brillante parodie de la série Law & Order comme on les aime, l’épisode 18 est presque « normal » et, de ce fait, incompréhensible.

 

L’épisode s’ouvre sur la mort de « Starburns » (ou Alex, comme personne ne l’appelait jamais), le fameux élève qui trouvait élégant de raser ses favoris en forme d’étoile.

 

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Des favoris en forme d’étoile.

 

S’enchaînent alors plusieurs scènes discontinues dans lesquelles les élèves du Greendale Community College se recueillent (forcément irrévérencieusement) puis se révoltent contre leur propre école, prétextant l’annulation d’un cours pour contester la légitimité de leur université. Le Dean, qui s’était pourtant dépassé en matière de déguisement glauque qui met mal à l’aise, doit alors à faire face à son incompétence et les « Greendale Seven » responsables du soulèvement, Pierce, Britta, Shirley, Abed, Troy, Annie et Jeff sont finalement exclus.

 

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Sur le papier, l’épisode semble prometteur, n’est-ce pas ? Pourtant, on est presque gêné en visionnant ces vingt minutes sans queue ni tête qui, pour une fois, ne font pas rire.


Community, je t’ai toujours soutenue, et j’espère que NBC ne fera pas l’erreur de t’annuler alors que l’on sait que la troisième saison d’une série est toujours la plus difficile. Mais il va falloir se reprendre, et vite.

 

Le seul personnage qui brille – et ce, depuis de nombreux épisodes – est Annie, qui s’est non seulement imposée comme le rôle le plus drôle et celui qui tient le groupe uni. Son discours devant la cafétéria, lors duquel elle annonce « Our school flag is an anus ! » et finit par un « Edison, Out ! » qui aurait pu être volé à 50 Cents était le moment le plus drôle de ces vingt minutes, c’est dire.

 

Non seulement la série ne peut pas tenir si elle se focalise uniquement sur Chang et sur le Dean, mais elle perd tout ce qui la rend intéressante ; le concept « chorale » qui donne la parole à tous les personnages, des protagonistes réalistes (même si, pour la plupart, fous) qui vivent des aventures improbables, de l’autodérision et surtout pas de sentiments dégoulinants de bonnes intentions auxquels se laissent aller beaucoup de productions.

 

Community peut se réclamer de Arrested Development (FOX et bientôt Netflix) en ce qu’elle a créé ses propres codes mais réussit toujours à surprendre, même les téléspectateurs les plus avertis. « Course Listing Unavailable » jure avec ce concept.

 

Les cinq dernières minutes, lors desquelles les sept protagonistes sont attablés autour d’une pizza et décident que tout ira bien, même s’ils ont été virés, parce qu’ils sont ensemble et que l’amitié est plus forte que tout, donne presque la nausée. Depuis quand les personnages de Community sont-ils sentimentaux, collégiaux, gentils, et surtout optimistes ?

 

Cette saison 3 a enchaîné les merveilleux épisodes, mais on ne peut passer outre le malaise ambiant qui règne dans ce dernier. Community vient de se voir attribuer un final de 90 minutes par NBC pour la fin de sa saison. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle ne reproduira pas les mêmes erreurs que jeudi dernier.  

 

A quoi bon donner dans le sentimental quand les fans n’attendent que du déjanté, des parodies et, avant tout, de l’humour ?  On ne doute pas une seconde de l’attachement qui existe entre les personnages, mais ce qui fait la beauté de la série est que justement, ceux-ci sont tellement inadéquats socialement qu’ils n’arriveront jamais à l’exprimer.

 

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Je ne veux pas d’une série qui finisse tous ses épisodes par des effluves de bon sentiment, je ne veux pas froncer les sourcils devant une série parce que je ne comprends plus où les scénaristes veulent en venir. Community est un projet ambitieux qui fait la part belle à la réflexion, à la pop culture et à l’intertextualité, et le monde des séries souffrirait de son départ. Même si les séries comiques commencent enfin à revenir sur le devant de la scène (Modern Family, Raising Hope, The Middle, Veep, Girls, Louie), Community reste un OVNI qu’il serait triste de voir exploser en plein vol.

 

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Par sharkjumping - Publié dans : Actualité
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 19:30

Non, le président des Etats-Unis n’appelle jamais Selina, pourtant vice-présidente, dont la série Veep (HBO) narre le quotidien aussi drôle qu’affligeant.

 

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HBO signe là un coup de maître en réussissant à sortir presque au même moment deux séries comiques qui ont en commun leurs personnages décalés et les situations embarrassantes dans lesquelles ils sont souvent coincés. Après Girls, voilà donc Veep.

 

Veep vient de V.P, acronyme pour « Vice-President », le poste qu’occupe Selina Meyer, incarnée brillamment par Julia Louis-Dreyfus.

 

L’actrice, sosie de Tina Fey qui s’est d’ailleurs moquée de cette ressemblance en participant à un épisode de 30 Rock, vient elle aussi du Saturday Night Live mais est surtout connue pour son rôle dans Seinfeld. Pourtant, ce sont surtout ses apparitions récurrentes dans Curb Your Enthusiasm et Arrested Development (A.D) qui illustrent la manière avec laquelle elle réussit à imposer sa marque de fabrique à l’écran.

 

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(Shark Jumping aime les blagues sur le jeu des 7 différences)

 

Je cite ces deux dernières séries car Veep s’en inspire considérablement. Déjà parce qu’après le retour de Jeffrey Tambor sur le petit écran (cf article sur Bent), on retrouve Tony Hale, le merveilleux Buster dans A.D qui reprend du service pour incarner à nouveau un personnage inapte socialement mais qui a le mérite d’être – relativement – efficace dans son rôle de conseiller de la vice-présidente (qui lui lance tout de même des « Well, good luck Gary, I’m convinced that you can probably do this ».)

 

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Aussi, parce que Veep est tournée avec une seule caméra portée à l’épaule, dans la veine des « Mockumentaries », ces séries comme The Office, Modern Family ou le récent Death Valley qui font semblant d’être tournées comme des documentaires. De ce fait, elle peut surprendre avec ses zooms brusques ou une qualité d’image moins travaillée que dans d’autres comédies comme Community ou Girls, mais ces effets de caméras viennent appuyer les dialogues hilarants et les échanges souvent gênants entre les personnages.

 

En effet, pour ce qui est des situations dignes du label « FAIL », la vice-présidente Selina Meyer est reine. Non seulement les scénaristes insistent bien sur le fait que son métier n’implique aucune responsabilité, mais ils n’hésitent pas à montrer combien le milieu de la politique n’est qu’une affaire d’images et de petites phrases. Pour les mordus de fiction politique, le ton de la série sera évidemment différent de celui que prônent les sérieuses Boss (Starz) ou Borgen (Arte), mais ils retrouveront les magouilles et les jeux de pouvoir qui sont chères à ces dernières.

 

Ce qui diffère, dans Veep, c’est plutôt l’importance des personnages secondaires et surtout des conseillers des hommes (et femmes) de pouvoir, presque plus avides que leurs mentors. On retrouve Reid Scott (le médecin sexy de The Big C) dans le rôle de Dan, l’assistant qui n’hésite pas à sortir avec la fille d’une politicienne pour faire avancer sa carrière, mais la largue dès qu’il se rend compte qu’il pourrait se placer auprès de la vice-présidente. A ses côtés, Anna Chlumsky, qui incarne Amy, la « chief of staff », se sent immédiatement menacée lorsque la vice-présidente décide d’engager Dan dans son équipe. Il faut dire qu’elle l’avait auparavant qualifié de « shit », avant d’ajouter « he’s a massive and total shit. When you meet him you think, surely to god, this man can’t be as big a shit as he seems, but he is. It’s like, if there was a book, with a cover made of shit, you’d think « that’s intriguing, I want to know what’s in this book, that they saw fit to make a cover that’s made of pure shit ». And then you open it, and… Shit ! ».

 

Malgré ce monologue des plus argumentés, Selina Meyer va tout de même engager Dan, ayant l’impression de faire une bonne affaire, alors que ce dernier est tout simplement parvenu à ses fins en lui faisant douter de la manière dont ses proches gèrent sa campagne. Quand Amy lui fait remarquer que c’est lui qui l’a utilisée, elle a ce petit moment d’hésitation interdite, popularisée par Liz Lemon dans 30 Rock, en ajoutant « no no. I definitely used him. » alors même qu’elle réalise son erreur.

 

Anna Chlumsky est géniale dans cette fiction politico-comique car elle avait déjà excellé dans le film anglais In The Loop, merveille de sarcasme et d’humour british, qui racontait les dessous (imaginés) des débats et tractations politiques qui ont menés à la guerre en Irak en 2003.

 

Au final, Julia Louis-Dreyfus fait un comeback réussi à la télévision et HBO fait passer un message aux chaînes qui tenteraient de la concurrencer, notamment Showtime et son inclinaison pour les « dramédies » (Weeds, Nurse Jackie, The Big C, Californication) : HBO sait faire rire, et elle compte bien ne pas lâcher le créneau.

 

Et nous, pauvres téléspectateurs fans de séries, de pleurer sur notre dimanche soir qui vient de gagner encore une excellente série. Décidemment, les américains feront tout pour rendre le lundi matin déprimant. 

 

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(Bring it, Bitch!)


Par sharkjumping - Publié dans : Présentations
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 18:55

Quand on pense qu’il n’y en a plus… Il y en a encore !


Alors qu’on pourrait se méprendre et penser que la majorité des séries de qualité sortent en Septembre, il se trouve que la plupart du temps, d’excellentes productions sont encore diffusées au cours de l’année.

 

Après les séries qui reviennent (Mad Men, Game Of Thrones, The Big C, Nurse Jackie) et les nouvelles Girls (HBO), Scandal (ABC) et Veep (HBO) qui sortira dimanche prochain sur le petit écran et que l’on attend déjà avec impatience, ABC lance son fameux Don’t Trust The B--- In Apartment 23 (ABC).

 

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Vraiment ABC, un nom pareil ? Le titre pourrait être sorti tout droit d’un album des Fall Out Boys tellement il est long et impossible à écrire.

 

L’avantage, c’est qu’il est déjà possible de prendre les paris sur le petit nom que la série se verra attribué par ses fans: le joli et si court acronyme DTTBIA23 ? Le charmant Don’t trust the Bitch ? Le classique Apartment 23, légèrement moins transparent ?

 

Cela n’engage que moi, mais j’ai personnellement nommé le dossier photos que j’ai créé pour cet article : bitch. Court, simple, accessible, je crois que la chaîne gagnerait à le populariser.

 

De plus, il y en a assez du créneau « titre qui choque » pour faire du buzz autour de la série, avant de se rétracter. On le sait, ABC est sûrement le network le plus conservateur (même la FOX de Murdoch réussit à diffuser les Simpsons ou Arrested Development, il fut un temps) et on le sait, jamais ils ne garderont le mot « garce » dans le titre d’une de leur série. Good Christian Bitches en a fait les frais, devenant Good Christian Belles puis simplement GCB

 

Cependant, le fait que ABC se lance dans une nouvelle comédie, alors qu’elle ne dispose que de trois séries de ce genre sur la vingtaine qu’elle diffuse de hebdomadairement (Cougartown, Modern Family et The Middle), ne peut être qu’acclamé.

 

Que penser de Don’t Trust the Bitch In Apartment 23, alors ?

 

De prime abord, pas grand chose de bon. De toute manière, à partir du moment où l’héroïne, June, ressemble à ça, je m’insurge.

 

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 (Je m’insurge)

 

Certes, c’est du racisme anti-belles-gosses, mais il y a vraiment de quoi paniquer, surtout lorsque l’on a visionné les premiers épisodes de GCB, série dans laquelle la protagoniste joue aussi mal que son sourire et ses cheveux blonds brillent.

 

Et puis Dreama Walker (qui joue le personnage de June) a parlé, et j’ai ri. De ce fait, il était difficile de lui en vouloir d’avoir une tête de poupée barbie écervelée.

 

Car ce que je n’ai pas dit plus tôt, c’est que DTTBIA23 (je les essaie tous) fait rire. Et pour une comédie, c’est vraiment un bon point de départ.

 

Certes, ce n’est pas l’histoire qui passionne (une jeune fille perdue à New-York, obligée d’emménager avec une colocataire déjantée et un peu garce) mais ce sont ses dialogues et, surtout, ses personnages secondaires.

 

Outre les courtes apparitions de Liza Lapira – géniale dans Traffic Light et Dollhouse – qui interprète une voisine obsédée par la colocataire de June, c’est surtout cette dernière qui retient toute l’attention du téléspectateur.

 

Peut-être parce qu’elle tourne des scènes comme celle-ci :

 

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Peut-être aussi parce que l’interprète de Chloe (Krysten Ritter) a excellé dans Breaking Bad (la toxico dont Jesse tombe amoureux dans la saison 2) et qu’elle réussit à se transformer pour adopter un ton plus léger bien que mordant. Certes, certains aspects de son personnage seraient à revoir : il aurait été intéressant de la présenter comme quelqu’un qui n’a réellement aucune morale, alors qu’il lui suffit deux épisodes pour s’attacher à June… Mais sur la forme, les intonations et les expressions sont au rendez-vous, et font mouche.

 

Autre particularité de Don’t Trust The Bitch, c’est son entrée dans les séries qui misent sur le come-back d’un acteur has-been qui fait son grand retour en interprétant son propre rôle. James Van Der Beek, le célèbre Dawson, et victime volontaire de nombreux memes, débarque en effet et se moque de son image comme l’a fait avant lui Matt LeBlanc dans la récente Episodes.

 

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Car Chloe n’est pas seulement une Bitch, c’est aussi la meilleure amie de James Van Der Beek en personne, son « gay BFF, but straight » (son meilleur ami gay, mais hétéro).

 

On ne sait pas très bien quel sera le rôle de l’acteur mais il est évident qu’il hérite de la majorité des dialogues drôles, lorsqu’il lui arrive de réfléchir sur sa carrière mais aussi lorsqu’un fan l’appelle Dawson, qu’on lui chante le générique de la série Dawson’s Creek ou encore qu’il utilise la fameuse chemise en flanelle qui a rendu célèbre son ancien personnage pour draguer tout ce qui bouge.

 

Au final, Apartment 23 a le mérite de faire rire et d’oser certaines blagues, mais cela reste une production de network. On sent l’influence de Episodes (Showtime) dans les références à Dawson, mais sans la liberté d’action offerte par la chaîne câblée ; forcément c’est moins trash, mais c’est déjà un bon début.

Par sharkjumping - Publié dans : Présentations
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